« 28 novembre 1853 » [source : BnF, Mss, NAF 16374, f. 494-495], transcr. Bénédicte Duthion, rév. Gérard Pouchain, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.d16288e1049, page consultée le 02 mai 2026.
Jersey, 28 novembre 1853, lundi soir, 5 h.
On dit que vous faites nopce1 et festins ce soir, mon petit homme, et même que vous allez au concert. Je vous approuve de cumuler la goinfrerie et le charivari si cela vous amuse mais je regrette que vous n’ayez pas songéa à me donner une pauvre petite miette de bonheur dans toute cette longue et insipide journée. Peut-être avez-vous profité de la belle journée pour cavalcaderb2 ? Si cela est, mon pauvre adoré, je n’ai plus le droit de me plaindre et je me résigne à mon sort avec plus de courage en pensant que vous êtes heureux et que vous vous faites de la santé. Quant à moi, je suis allée tantôt payer vos ceintures et de là chez le citoyen Guay qui ne justifie guère son nom. Puis je suis revenue chez moi. Ah ! Vous voilà. Autant de bêtises de moins à dire.
1 Orthographe ancienne pour « noces ».
2 Hugo pratique l’équitation en suivant des cours auprès du proscrit Félix Bony.
a « songer ».
b « calvacader ».
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.
elle s’inquiète des séances de spiritisme à Marine-Terrace, dont elle est exclue, et qui lui semblent des diableries.
- 6 septembreArrivée de Mme de Girardin chez les Hugo ; elle va initier ses hôtes aux tables parlantes à partir du 11 septembre.
- 21 novembreChâtiments.
